RELATIONS INTERRACIALES

Pendant des décénnies, les responsables politiques fermèrent les yeux sur les frictions ethniques qui ne cessaient de croître et qui traduisirent, notament en 1943, par des affrontements entre Anglo-Américains et Latino-Américains. Dans les années 60, la tension monta à South Central L.A.,peuplé surtout de Noirs et de Latino-Américains, jusqu'à exploser en août 1965 lors des émeutes raciales du quartier noir de Watts. Au cours des six jours d'incendies et de pillages, 34 personnes trouvèrent la mort et plus d'un millier furent blessées. South Central L.A. connut de nouveau de graves troubles en 1979 et surtout en 1992, à la suite de l'affaire Rodney King. Cet automobiliste noir, arrêté par quatre policiers, fut passé à tabac devant la caméra d'un vidéo-amateur. Le document abondamment diffusé, révéla la pérennité des comportements racistes et donna à l'affaire une ampleur sans précédent. L'acquittement de deux des policiers lors d'un premier procès provoqua un véritable soulèvement. Cinquante et une personnes perdirent la vie pendant ces manifestations. Les dégats matériels furent estimés à 1 milliard de dollars. Les actes les plus brutaux eurent pour cibles des commerçants coréens des proches Faubourgs et de Koreatown, ces nouveaux venus qui semblaient avoir si facilement réussi à monter des affaires. Si les Angelinos ont su faire preuve d'un surprenant esprit de solidarité lors des graves tremblements de terre de 1971 et de 1994, l'acquittement controversé d'O.J. Simpson - ancienne vedette noire du football américain, accusé du meurtre de sa femme (blanche) et de son ami - montre que les tensions raciales sont loin d'être apaisées.



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